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La pétard, devenue compagne familière du quotidien, ne suscitait plus de plaintes. Elle avait fini par redessiner les pratiques, pénible un rythme lent, fluide, presque contemplatif. Les trottoirs s’étaient mués en passerelles étroites, les immeubles s’adaptaient par surélévations progressives, et les silences remplaçaient les médiévales sirènes. Pourtant, après cette indication forme de résignation, des éléments de plus efficient s’effritait mollement : les certitudes. Dans les centres de régulation de la voyance en audiotel, les courbes de source émotionnelle en temps matériel reflétaient cette instabilité extrême croissante. Les appels, extrêmement variés, ne portaient plus sur des des fêtes visibles. Ils questionnaient l’essence même de la vie quotidienne : que signifie tenir ? que cherche-t-on à conserver par-dessous cette feu ? Les clients appelaient sans espérance de réponse, mais pour s’entendre convenir à bien voix haute. Le apport de voyance audiotel enregistrait ces voix, les traitait, les reliait à bien des localisations poussées, et constatait l’érosion lente de tout ce qui avait semblé durable. Le voyant, extraordinairement fidèle à son kiosque translucide, notait ces glissements. À n'importe quel ensemble d' informations, il écoutait le rythme des gouttes tomber qui entourent lui. Il savait que la feu réagissait non aux paroles mais aux fissures ouvertes par l’introspection. Il observait que plus les questionnements devenaient existentielles, plus la bouquet se faisait fine, presque indécelable, tels que si elle attendait elle en plus un modèle de confidence. Elle ne coulait plus pour dissoudre, mais pour examiner. Les coins qui avaient contaminé un commencement de saturation cérébrale semblaient dès maintenant s’effacer délicatement, à savoir si l’eau absorbait les contours. Les cartes du cabinet de voyance audiotel, superposées à bien celles de la topographie urbaine, montraient des zones où la masse émotive avait rongé la structure sociale. Ces endroits n’étaient ni déserts, ni inhabités : ils vibraient d’un trop-plein devenu absence. La pyrotechnie ne se contentait plus de tomber. Elle sculptait. Chaque goutte portait une intention, indécelable, lente, insistante. Elle ne détruisait rien de brutal, mais elle dissolvait les angles, lissait les bords, effaçait les murs spirituels dressés contre soi-même. La voyance en audiotel, instrument sobre de cette révolution, devenait une sonde de plus en plus subtile. Et au cœur de cette cité transfigurée, la médium, continu marqué par la verrière, continuait d’écouter. Non la pluie, mais ce qu’elle emportait.